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La Paluche (Aaton) :
entre Technique et Éthique (Politque)
Le festival Cinéma du réel, édition 2011, a programmé une série de rencontres autour du thème : "Les outils du cinéma documentaire : la caméra”.
Le 1er avril, c'est Jean-Pierre Beauviala [Aaton], inventeur-industriel, questionné par Alain Bergala, qui s'est vu proposé de revenir sur sa manière de penser l'outil caméra.
Il a donc été question de cette fameuse Paluche, avec laquelle j'ai notamment filmé Intimités et L'instant fatal.
Pour parler de cette caméra vidéo tout à fait unique, deux extraits ont été présentés : le premier, issu de Shoah de Claude Lanzmann ; le second, de L'instant fatal.
J'ai filmé le dialogue entre Beauviala et Bergala.

Cela m'a incité à ouvrir une nouvelle page pour démarrer une sorte de réflexion sur la pratique de cette caméra et sur ce qu'elle permet de se manifester quant à ce qu'il en est du pouvoir du cinéma (que le support soit cinéma ou vidéo) et du désir de celui ou celle qui filme.

Cette réflexion va s'intercaler entre les trois temps du dialogue de Beaubourg consacré à la Paluche et les extraits des deux films présentés.

Extrait 1 (7'34)

[Ouvrez !]

Extrait de Shoah sur Daily motion

Extrait 2 (4'15)
Dans cette partie du dialogue, Alain Bergala “traduit” exactement ma position dans l'usage de la Paluche. Cette position est en écho avec celle de Beauviala à laquelle j'avais eu accès par les revues de cinéma des années 70-80 (essentiellement, les Cahiers du cinéma). La position de Beauviala, à la fois technique et politique, me semble unique, hier comme aujourd'hui (que l'on me signale d'autres "prises" de positions du même type !). En juillet 2013, après les difficultés que l'on sait d'Aaton, et même si dans la 3e partie de sa prestation au centre Georges Pompidou, il "reniera" en quelque sorte ma "prise de position" dans l'usage de son matériel, Jean-Pierre Beauviala demeure l'une des personnes que j'admire le plus, dont les propos m'ont le plus portée à aller de l'avant. Un homme de la praxis !

[Ouvrez !]

Extrait de L'instant fatal (4'10)

[Ouvrez !]
(à noter que la projection à Beaubourg était excellente. L'image passe beaucoup moins bien sur un écran d'ordinateur… dommage…)
Pour visionner le film dans sa totalité : [Ouvrez !]

Beauviala/Bergala en 1983
«  Tu sais que pour moi la Paluche, c'est le déport du corps vers les gens et les choses, c'est le geste de la main  : son tremblé, son émotion, c'est un centrage du sujet qui n'a rien à voir avec le cadre du cinéma  »

Au cours d'un entretien avec Alain Bergala, publié dans les Cahiers du cinéma en 1983, Jean-Pierre Beauviala met en avant l'originalité de la Paluche dans la rencontre avec autrui.
En 2011, les souvenirs qui refont surface sont ceux de Carolyn Carlson dansant avec une Paluche scotchée au bras ou Nam June Paik se filmant l'intérieur de la bouche.
C'est en référence, me semble-t-il, à la position de 1983 qu'Alain Bergala a choisi de présenter deux usages différents de la Paluche : l'un filmé en accord avec la personne, l'autre filmé à l'insu de la personne.
Mais Beauviala n'a pas suivi Bergala sur ce registre…
C'est alors que le dialogue acquiert un autre intérêt  : il devient comme un symptôme de ce qui s'est passé dans notre (à nous tous, pas seulement chez Beauviala) rapport à l'image. Tout au moins, c'est une hypothèse que je pose pour essayer d'aller de l'avant.

On pourra retrouver ce court fragment de l'entretien de 1983 dans le livre publié par Ansedonia, Passage du cinéma, 4992 [Ouvrez !]

Extrait 3 (3'23)

[Ouvrez !]

Pour avancer, côté théorie (rappelons la devise du site : «  Quand la pratique instruit la théorie et vice versa »),
Voici un texte  :
>> Sylvain PIRON, « Albert Le Grand et le concept de valeur » [Ouvrez !]

 

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